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    problèmes

    Message par Admin le Mar 11 Mai - 9:36

    LA BIODIVERSITÉ
    Commençons d’abord part donner quelques définition sur les termes que nous allons utiliser :
    Definition de la biodiversité :
    La diversité biologique ou biodiversité est l’ensemble des organismes vivants animaux et végétaux , avec leur support génétique et les écosystèmes où ils évoluent .Le concept de diversité biologique fait référence à des variations appréhendées au niveau de :
    - l’écosystème représentant l’ensemble des êtres (faune et flore ) vivant en équilibre dans un milieu physique et naturel .
    - la diversité des espèces , l’espèce représentant l’ensemble des individus d’aspect semblable , apte à se reproduire .
    - la diversité génétique , faisant apparaître la variation des caractères héréditaires fixés sur le gène.


    Les animaux et les plantes se sont adaptés aux conditions climatiques au fil des temps et ont constitué des écosystèmes particuliers et complets ayant ses propres spécificités et dans notre région , la biodiversité s’est adaptée à la steppe .
    La faune , influencée par le climat très chaud et sec , et par la configuration du terrain , possède des qualités d’espèces coureuses ayant des couleurs adaptées pour un camouflage protecteur .
    La zone constitue une jonction entre les déserts du Sahara et les plaines fertiles du Tell et se trouve être une zone de transit des oiseaux migrateurs allant de l’ Europe à l’ Afrique .
    La biodiversité dans notre région se caractérise aussi par des îlots (monts et montagnes ) possédant une flore et une faune spécifique ( Djebel Aissa)
    écosystème
    Cet écosystème simplifié montre comment les différents animaux et végétaux, producteurs, consommateurs et décomposeurs , forment un système qui dépend de l’énergie solaire.
    Situation de la biodiversité
    Aucune étude sérieuse n’existe actuellement pour relater les étapes du développement de la biodiversité si ce n’est quelques renseignements recueillis auprès de la population ou une étude réalisée lors de l’invasion coloniale par la société de géographie qui a fait à l’époque un inventaire de la faune et de la flore de la région . et quelques études lancées pour le classement du parc national Djebel Aissa ou la réserve naturelle de oglat Eddaira de Ain ben khellil .
    Néanmoins , l’on peut affirmer que lors de la guerre de libérations , la majorité des zones pastorales étaient interdites et les nomades cantonnées dans des camps surveillées par l’armée .
    Cette interdiction des zones de parcours a permis une reconstitution extraordinaire du tapis végétal et des espèces animales et les éleveurs , juste après l’indépendance ont retrouvé une steppe extraordinairement riche ; malheureusement la chasse anarchique et le braconnage intensif et des massacres systématiques du gibier ( gazelles -mouflons-lièvres -outardes ) organisés ont été à l’origine du premier facteur qui a contribué au déséquilibre de l’écosystème .

    ÉLÉMENTS AYANT FAVORISE LE DESEQUILIBRE DES ECOSYSTEMES:
    1- braconnage et chasse anarchique et intensifs
    2- mécanisation de la steppe
    3- activités artisanales (empaillage des animaux ( fouette-queue –gazelle , aigle –busard -)
    4- facteurs cités plus haut et ayant favorisé la désertification entraînant un dysfonctionnement des écosystèmes et appauvrissement de la biodiversité.

    Il nous est impossible de donner avec précision , le nombre d’espèces qui existaient ou qui existent à l’heure actuelle , à cause du manque d’étude dans ce domaine , si ce n’est une recherche effectuée au niveau du Djebel Aissa et qui ont déterminé inexistence de 32 espèces d’oiseaux environ et d’une forêt relique.
    Ces espèces sont propres à cet écosystème et il est urgent de le protéger.
    Quand aux autres régions , les espèces qui sont en voie de disparition sont :
    la gazelle – le mouflon – le fouette-queue (dab) le varan du désert , le porc épic – l’outarde houbara – la caille –le fennec-le faucon – la buse –le renard -la hyène rayée –le chat sauvage- la fauvette du désert.
    SITUATION DES FORÊTS :
    Certaines forêts reliques existant au niveau des Djebels ont été l’objet d’un abattage systématique
    les espèces recensées sont : le pistachier ( btom) jujubier ( sder) –chène - thuya (arar) ainsi que des plantes médicinales - armoise (chih) romarin ( yazir ) thym (zaatar ) et les plantes propres à la steppe – alfa –soungha- remt et rtem etc..

    Conséquences de l’introduction de nouvelles espèces /
    L’espèce qui a été introduite en grande quantité dans la steppe a été le pin d’Alep et après une trentaine d’années l’on peu conclure avec certaines réserves :
    - cette espèce est très fragile dans la lutte contre les prédateurs
    - elle n’est pas adaptée à la région et surtout au froid
    - elle ne régénère pas d’une façon naturelle.


    LES ESPECES DOMESTIQUES :
    Le mouton ,animal par excellence de la steppe , constitue la richesse de la région .La race autochtone est la race hamra , mais , malgré son adaptation aux spécificités de la région , elle est en voie de disparition et les éleveurs lui préfèrent d’autres races plus rentables sur le plan économique et notamment la race rembi – tadmit- oued-djellal – race barbarine
    La race bovine n’a été introduite que récemment et s’est plus ou moins adaptée au conditions de la région , mais ne produit pas le lait qu’elle produirait dans son contexte naturel (races importée d’Europe)
    La race cameline ne retient plus l’attention des éleveurs et constitue pour eux une charge inutile car elle a été substituée par les véhicules utilitaires , et les seuls troupeaux qui restent sont abandonnées dans la steppe sans le moindre soin.
    Le cheval , quant à lui risque de connaître le même sort si des activités équestres rentables ne sont plus organisées et la race barbe qui était la fierté de la région est en voie de régression .
    La race caprine se maintient malgré les conditions .


    MESURES A PRENDRE :
    Les espèces animales ou végétales de notre région constituent dans leur ensemble une richesse qu’il est impérieux de préserver , protéger et développer .Les propositions qui peuvent être faites sont les suivantes :
    - faire un inventaire complet de toutes les espèces de la biodiversité qui existe au niveau de notre région ; cet inventaire devra être fait par des chercheurs ou par des universités conventionnées en collaboration avec les associations écologiques de la wilaya .
    - localiser les biotopes
    - prendre des mesures urgentes de conservation des espèces en voie d’extermination (gazelle –outarde par exemple )
    - créer des réserves protégées pour permettre la reconstitution de cheptel en y mettant les moyens nécessaires
    - réglementer la chasse au vu des nouvelles conditions de vie du gibier en impliquant les associations de chasseurs
    - encourager toute initiative vivant à protéger les espèces
    - mettre en œuvre les propositions citées au niveau du thème de la désertification car elle constitue l’un des principaux facteurs de l’appauvrissement de la biodiversité – dégradation du sol = dégradation du tapis végétal =appauvrissement de la flore = appauvrissement des espèces .

    En conclusion , et pour clore ce rapport , il est impératif de comprendre la relation dialectique qui existe entre l’homme et son milieu , d’approfondir la réflexion dur les phénomènes qui régissent le fonctionnement des écosystèmes et de la biodiversité , car l’homme dans son comportement souvent irréfléchi , a tenté par tous les moyens de soustraire à la nature que lui a donné le Très-haut , tous les avantages possibles et imaginables , sans se soucier des répercussions que pourrait avoir son action destructrice sur l’équilibre des éléments , il ne s’est point soucié de rendre à la nature ce qui lui revenait comme soins et attention et il découvre avec amertume que le prix à payer est très cher .
    Les nations développés ont compris que pour leur survie il fallait investir beaucoup plus d’argent dans la protection de l’environnement pour continuer à bénéficier de ses avantages .
    Les inondations , le cyclones , causés par le réchauffement de la planète et les déséquilibres causés par l’action irréfléchie de l’homme , la destruction de la couche d’ozone , sont autant de phénomènes qu’il faut prendre en charge pour ne pas mettre en danger leur survie .
    Quant à nous , nous n’avons même pas saisi le sens de ces mutations et nous nous trouvons en face d’une situation qui nous demande l’intervention de moyens financiers énormes bien souvent en deçà de nos possibilités.
    Aussi est-il temps de s’atteler à comprendre afin de mieux protéger notre environnement , et le débat national à ce sujet lancé par les pouvoirs publics , doit nous inciter à tout mettre en œuvre pour sensibiliser , expliquer , militer et agir afin que la protection et l’amélioration de l’environnement par des actions concertées et rationnelles , deviennent notre mot d’ordre .



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    Re: problèmes

    Message par Invité le Mar 11 Mai - 13:57

    Je ne le dirai jamais assez : ce Forum est une véritable encyclopédie. Je lis depuis tout à l'heure ce texte sur la biodiversité et moi, prétentieuse, qui me croyais savante, je m'aperçois que je ne connaissais rien. A peine connaissais-je le scorpion et le chacal et voilà que j'apprends la hyène rayée, et le fouette-queue et le varan du désert et tant d'autres.

    Et de même pour les plantes. J'avais toujours entendu parler de halfa, ces énormes pelottes qui roulaient au vent à la sortie de Méchéria quand on prend la route. Et voilà que je lis des jolis mots comme l'armoise (le fameux "chih" que ma chère mère me faisait boire quand j'avais si mal au foie) comme elle me faisait d'ailleurs des décoctions de zaatar (j'apprends à l'instant, émerveillée, que c'est la traduction du mot "thym").

    Ah ! qu'il est bon de connaître encore et encore toujours plus, au fil des années, au fil du temps qui passe.

    Mais la connaissance rend également triste et je suis si triste d'apprendre que Méchéria n'est pas plus préservée que les autres villes du monde. Et moi qui la croyais à l'abri, ainsi entourée de ses chaînes de montagnes que j'aime plus que tout. Oui, je suis triste car je viens d'apprendre que par je ne sais quelle stupidité on abat cette belle flore, fierté de nos mères et nos grands-mères qui nous soignaient avec. Et, pire que tout, j'apprends que toutes ces richesses (végétales comme animales) sont à peine répertoriées, ou alors si mal. Quand ici, en Occident, à peine ont-il un moustique, ils le photographient sur tous les plans, l'inscrivent sous toutes sortes de noms, dans toutes sortes de registres, le mettent dans du phormol et dans des bocaux pour le montrer à leurs enfants et petits enfants.

    Et nous autres, tant de merveilles, tant de merveilles en perdition... Sad

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